Archive mensuelle août 2017

ParFNI36

Martine se prend une double prune

Martine, infirmière libérale diplomée de son état, chemin faisant entre ses patients, se voit gratifiée d’une amende pour excès de vitesse.

De bonne foi, et admettant son erreur, elle paye, rubis sur l’ongle la-dite contravention d’un montant de 45€.

Le temps passant, l’affaire réglée, notre infirmière insouciante continua de travailler durement tout l’été.

Entre deux livraisons de médicaments et trois surveillances de personnes âgées à domicile, Jean le postier, trouve le temps de remettre à notre gentille infirmière Martine, une lettre contenant le 2ème effet KissCool, et non le moindre : une amende de 450€ faisant suite à la première amende, car elle avait omis de s’auto-dénoncer comme conducteur.

Toute affairée à soigner ses patients, et accessoirement à cotiser, Martine ignorait que depuis le 1er janvier 2017 « les personnes morales propriétaires de véhicules verbalisés par des radars automatiques doivent désigner le conducteur au moment de l’infraction sous peine d’une amende ».

Martine, écoeurée, révoltée, comprend qu’elle va devoir payer 450€ car l’administration a habilement modifié la Loi pour que les véhicules des professions libérales soient assimilés à une flotte de société.

Moralité :

Si tu ne veux pas être dépouillée,

Fais comme Jean le Postier,

ta tournée à vélo,

t’éviteras les pruneaux !

 

Ce qu’il faut retenir :

En tant que profession libérale, si votre véhicule est enregistré avec votre N° de SIREN (par exemple pour obtenir une prime à l’achat) celui-ci est considéré comme une voiture de société.

En cas d’avis de contravention, vous devez IMPERATIVEMENT dénoncer le conducteur, même si c’est vous, au risque de recevoir une seconde contravention de 450€ pour non dénonciation de conducteur.

ParFNI36

Création de la FFPS : une vision rénovée des coopérations interpros !

Les principaux syndicats d’infirmiers libéraux, de masseurs kinésithérapeutes, d’orthophonistes, d’orthoptistes et de pédicures-podologues se constituent en Fédération Française des Praticiens de Santé (FFPS). C’est une organisation avec laquelle il faudra compter en ce début de quinquennat. Elle représente la première force de professionnels de santé en exercice libéral ou mixte sur le territoire français avec 222 000 professionnels devant l’ensemble des professions médicales réunies : 205 000 membres du corps médical (médecins généralistes et spécialistes, chirurgiens-dentistes, pharmaciens, sages-femmes et biologistes).

Pour rappel, le rassemblement de ces syndicats fait suite au départ en octobre dernier de la plupart d’entre eux du Centre National des Professions de Santé (CNPS) au sein duquel toute dynamique interprofessionnelle entre les professions médicales et paramédicales était devenue impossible. La FNI semble avoir donné le ton en sortant la première du CNPS.

Le premier objet, de force symbolique de cette fédération est d’obtenir une modification du livre 3 du code de la santé publique afin de remplacer les termes « auxiliaires médicaux » par « praticiens de santé ». En effet, il est temps de remplacer cette vision de subalterne par une vision de partenaire du corps médical.

Mais les ambitions de la FFPS ne s’arrêtent pas là, je vous laisse les découvrir en prenant connaissance du communique de presse diponible en télécahrgement :